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LE SUD DU DÉPARTEMENT ne ressemble pas forcément à une terre promise pour les chefs d'entreprise. Dans ce secteur où les conditions de circulation sont parfois difficiles en raison des infrastructures, il est urgent de trouver des solutions. Dans ce contexte, où la question de l'emploi est plus que jamais une priorité nationale, comme l'atteste la visite, hier à Serris, du nouveau Premier ministre, la chambre de commerce et d'industrie de Seine-et-Marne (CCI) entend bien prendre une part active à l'élaboration du futur schéma directeur régional d'Ile-de-France (Sdrif). Confrontées à une désindustrialisation importante, les entreprises du Sud-Seine-et-Marne ont tout à gagner d'un « aménagement réfléchi et concerté de leur espace », assure Frédéric Petit, responsable aménagement du territoire et études à la CCI. Et l'une des solutions proposées pourrait bien être l'amélioration des dessertes ferroviaires et routières. « Pour conserver et favoriser l'implantation d'entreprises, il faut un vrai schéma routier », poursuit-il. Le principal souci : les franges seine-et-marnaises, qui n'ont jamais été prises en compte dans l'actuel Sdrif. La desserte du RER D est à cet égard bien représentative : au-delà de Melun, pour aller à Souppes-sur-Loing ou à Montereau, les habitants n'ont plus qu'à se débrouiller avec des trains grandes lignes aux horaires plus qu'imprévus, et « payer une carte orange, huit zones », soulève Christian Frot, maire UMP d'Egreville. Rien qui puisse donc favoriser la mobilité des salariés. « Et pourquoi ne pas déterrer le projet de la tangentielle ferrée qui relierait Roissy, Marne-la-Vallée et Sénart, s'interroge Frédéric Petit. Cette idée avait fait partie de l'actuel Sdrif mais elle est au point mort depuis de longues années », regrette-t-il.
Désenclaver le sud du département
Concernant le réseau routier, les problèmes sont tout aussi criants. « Il existe des infrastructures. Mais les grandes nationales, comme la N 6, la N 7 ou la N 152, convergent toutes vers le carrefour de Fontainebleau, créant de vrais problèmes de circulation, rédhibitoires pour certaines entreprises. Il faut trouver des solutions pour reporter le trafic ailleurs. Et la forêt de Fontainebleau est, à cet égard, un inconvénient », redoute Frédéric Petit. Sans oublier les nuisances subies par certaines communes, à l'image d'Ury, qui voient passer sur leur territoire plus de 1 000 camions par jour à cause de l'échangeur de la A 6. Mais le réseau de transport à lui seul ne résoudra pas tous les maux du Sud-Seine-et-Marne. « Il faudrait absolument donner des réserves foncières à l'ensemble des communes. Si elles n'ont aucune possibilité d'extension, elles ne peuvent ni accueillir des entreprises ni leurs salariés », indique-t-il. Un vrai souci lorsqu'on connaît le rythme de construction de logements neufs en Seine-et-Marne, environ 6 800 par an, alors que le chiffre devrait atteindre au minimum 12 000 si on voulait répondre aux besoins.
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