Pôle Sud 77 : Vulaines 2
(Réunion du 29 juin 2005)
Denis Oulés souhaite la bienvenue aux participants et les remercie pour leur contribution à l’objectif initial : devant l’absence de projet économique pour le bassin d’emploi du Sud Seine et Marne (dont le rythme de pertes d’emplois est devenu la préoccupation de beaucoup d’acteurs et résidents), mais avec la chance d’un potentiel de deux mille chercheurs (quatre fois plus que sur le Nord du département), quel axe technico-économique pouvons nous proposer pour structurer et fédérer les actions économiques des dix à vingt ans qui viennent ?
Il rappelle que la démarche engagée s’inspire des modèles de
compétition territoriale construits sur le triptyque « recherche –
entreprises innovantes – enseignement » qui guident les actions de la Datar, les colloques associés (dont celui du 21/06 auquel
il participait avec Bernard Courtin, et celui du
30/06 à Marne la Vallée auquel il participera), et dont les structures visibles
sont par exemple des technopôles équipées pour réaliser une ingénierie de
projets autour d’un axe commun.
Il présente les excuses de nombreux participants à la première réunion
(qui sont empêchés par des engagements de fin du semestre, mais ont demandé
d’être informés de la suite des travaux), puis le programme de cette deuxième
séance de travail : échanges pour converger vers le choix d’une
orientation économique, et organisation d’approfondissements pour préciser ce choix
et éclairer les acteurs institutionnels avec qui des contacts sont établis.
Beaucoup de progrès ont été réalisés entre Vulaines 1 et Vulaines 2 :
La démarche a d’abord consisté en la recherche des mots les plus
souvent mis en exergue dans les contributions. Il est rapidement apparu
que la meilleure façon de les rassembler
et de les organiser était de définir trois thèmes se complétant mutuellement:
§
La
finalité pour laquelle se dégage les cibles durabilité, économie et
préservation
§
Les
champs d’application où on trouve les ressources naturelles, la qualité de vie
et le patrimoine
§
Les
moyens avec une combinaison de procédés, de technique et surtout de matériaux
Le tableau de présentation est donné en annexe 2.
La liste des 8 thèmes proposés est donnée en annexe 3.
Les thèmes 1 et 2 concernent le couplage matériaux/procédés avec l'enjeu de plus en plus croissant des économies d'énergie ou d'eau, et de la réduction nécessaire des nuisances et des pollutions.
Le thème 3, plus centré, aborde le vieillissement des matériaux et les effets induits par leur dépôt ou enfouissement.
Le thème 4 est en amont des 3 précédents et plus intégrateur ; une composante de validation économique pourrait s'y adjoindre.
En 5, il s'agit de l'étude et de la production de matériaux organiques = issus du vivant.
Le thème 6, plus théorique, ferait appel aux compétences de l'Ecole des Mines et de l'INSEAD.
Thème 7 : pointu.
Le thème 8 est présenté ci-après.
Il nous a semblé que les 8 thèmes pouvaient, à des degrés divers :
- réunir des acteurs et des compétences présents et mobilisables,
- offrir un marché possible pour des PME existantes ou à venir,
- être attractifs pour des investisseurs,
ces trois points constituant les piliers d'un développement économique.
Pour qu'un de ces thèmes puisse prétendre à occuper une position concurrentielle de performance et d'excellence au plan européen ou mondial, il faut qu'il satisfasse à une grille de critères (annexe 4) ambitieuse et précise. Ces critères sont inspirés de ceux exigés par la candidature d'un territoire à un pôle de compétitivité.
L'assistance est invitée à garder en tête ces critères d'appréciations des propositions et à écouter deux contributeurs.
Florent Olivier est Chercheur dans le laboratoire
des solides irradiés, CNRS / École polytechnique / CEA ; il est passionné
par les liens entre la science (particulièrement la physique) et les œuvres
artistiques héritées des civilisations anciennes et contemporaines.
Florent nous expose sa vision d'un "pôle d'excellence" dédié à la conservation et à la restauration du patrimoine culturel.
Le canevas de la contribution de F. Olivier figure en annexe 5 (15 visuels).
Raphaël Cella est ancien responsable de projets de recherches
de Corning, originaire de la région.
Raphaël traite de "Matériaux et procédés innovants pour la préservation et l'amélioration de notre environnement".
Le résumé de la contribution de R. Cella figure en annexe 6.
- La prop.1 est bonne et convaincante ; elle offre l'opportunité de devenir un centre mondial dans ce domaine (Henrik Nielsen)
- Luk Van Wassenhove : le label "culture et qualité de vie" colle bien à Fontainebleau, y compris vu de Chine.
- Bernard Eid : au-delà d'une image de marque ou d'une école, qu'y gagnera la région ? A t’elle une expertise mondiale (= reconnue par des publications) focalisée sur 5 ou 6 technologies applicables ?
[réponse de F. Olivier : oui, les compétences existent ; il s'agit d'orienter les thématiques au fur et à mesure]
- Les matériaux et les méthodes doivent être doublés par la présence de spécialistes culturels (Bernard Templier) : l'esprit et le pinceau...
- La prop. 1 est cohérente avec l'image de Fontainebleau, elle peut donner beaucoup de renommée, mais c'est un peu court en matière de création d'entreprises ; par rapport à la grille des critères proposée, la lisibilité est +, mais la présence d'une grande entreprise sur ce secteur est – ; cette proposition n'est pas assez auto-supportante pour la région.(Serge Marsaud).
- Bruno Capra : quels seraient les intérêts de la SNECMA et de Corning à mettre des moyens dans la prop. 1 ? Comment fédérer les acteurs ?
- Bernard Templier : la prop.2 est l'objectif exact du département 91 qui, suite à l'Agenda 21, a décliné 120 actions ; l'action 82, non réalisée à ce jour, propose la création d'une unité de recherche dédiée à matériaux/environnement.
[Denis Oulés examine avec la salle la prop. 2, au tamis de la grille
des critères.]
- Bernard Eid se dit "perturbé par les critères".
- Alix de La Tour du Pin : qu'est ce qui va être vraiment fédérateur ?
- X : ne pas perdre de vue les marchés ; où sont les marchés des propositions ?
- Sylvain Rakotoarison : dans chaque thème de la prop.2, il peut se développer une activité économique ; on peut s'orienter et devenir de + en + performant.
- Henrik Nielsen : la prop. 2 est beaucoup trop large.
- Serge Marsaud : la prop. 2 est confrontée à une concurrence effroyable ("ça se fait partout"); il propose son idée sur l'étude du vieillissement des matériaux, couplée à la prop.1 ("lustre culturel")
- Bruno Capra rappelle son métier (étude et lutte contre le vieillissement des ouvrages de génie civil) et son évolution vers une approche plus intégrée d'aide à la décision : analyse des risques conduisant à une hiérarchisation de la maintenance, estimation du comportement dans le futur, analyse technico-économique.
- James Gaulon : la prop.1 peut s'intégrer dans la seconde. Il faut s'accrocher au thème "environnement" car c'est le problème de demain. La prop. 2 présente une "liste à la Prévert" trop large. Il y a nécessité d'avoir un leader, un pilotage collégial qui collecterait des fonds et les distribuerait vers des actions ; partir p.e d'un point d'information "Développement Durable", et de compétences précises, puis élargir.
- Guy Jacq : le département 94 cherche à créer un pôle "matériaux" tourné vers l'architecture, l'art ; le point de départ est un hall d'exposition. Il n'est pas sûr qu'un thème uniquement "matériaux" soit bon : les matériaux sont des briques servant à fabriquer des objets, devant avoir des fonctionnalités.
-Y : la caractérisation des matériaux peut être étudiée tout au
long de leur cycle de vie : conception et fabrication, mise en œuvre,
usage et vieillissement, récupération, retraitement ou recyclage, déchet…
Denis Oulés
retient que provisoirement l’axe proposé est dans le domaine des matériaux et procédés innovants pour la
conservation de ressources rares, qu’elles soient données par la nature
(minéraux, bio-végétaux, eau, air, énergie…) ou
créées par l’homme (œuvres artistiques et culturelles).
Afin de répondre
au besoin exprimé de se focaliser sur certaines applications en vue d’y
acquérir une notoriété mondiale, il propose d’approfondir la connaissance du
potentiel des ressources et savoir-faire locaux en ouvrant deux chantiers.
Le premier objectif du chantier PME est de réaliser une cartographie
des entreprises du sud 77 en mettant en évidence les potentiels existants. Ce
travail doit nous permettre de conforter le ou les axes les plus porteurs.
La seconde étape consiste à rassembler quelques chefs d’entreprise pour
mettre en évidence leurs attentes vis-à-vis de la démarche « Pôle Sud 77 ».
Ils devront être représentatifs de toutes les cibles : créateurs, jeunes PME
mais aussi entreprises industrielles en développement. Pour construire un
projet il est nécessaire de connaître les attentes et les difficultés actuelles
de nos interlocuteurs tout comme celles qu’ils ont eu aux diverses étapes de la
vie de leur entreprise. Cette phase ne concerne que quelques
« complices » qui adhèrent à la démarche globale et acceptent de nous
donner un peu de leur temps.
Nous n’en sommes qu’à l’élaboration du projet, il faut encore beaucoup
construire et consolider avant de nous lancer dans des opérations plus larges.
Echange avec la salle :
Elisabeth Delorme confirme que le MEDEF apportera tout son soutien à l'initiative.
François Moreau, chef d'entreprise, et Eric Louis (ARIPA) se disent prêts à participer.
Luk Van Wassenhove, sollicité sur des idées de marchés porteurs, indique les liens de l'INSEAD avec le MIT, et la formation "Entrepreneurship" de l'école, qui pourraient servir dans la démarche Pôle Sud 77.
Denis Oulés va proposer à la dizaine des responsables des deux mille chercheurs entendus le 11 mai
de se retrouver entre eux pour proposer spontanément des thèmes de recherche
qui pourraient être mutualisés, et abondés par une aide régionale ou publique :
cela permettra de mieux préciser les domaines communs de recherche, et
d’observer les liens avec le savoir-faire innovant des PME introspectées
dans l’autre chantier.
I- Gouvernance du projet au 2nd
semestre 2005, par Bernard Courtin
Avant de poursuivre, Bernard demande aux participants s'ils ont des commentaires à faire :
- Alix de La Tour du Pin : on est bloqués car on n'a pas d'axe
- Bernard Templier : il faut partir d'une proposition large, regarder ce qui existe déjà, réunir qui se sent concerné par l'axe, voir les relations, les forces, les faiblesses.
- Philippe Delloye : on est dans une situation où il n'y a pas d'axe précis; il faut croiser d'une part les PME innovantes avec les thèmes retenus, croiser d'autre part les travaux de recherche avec ces thèmes, pour raisonner sur 2 "pavés".
- James Gaulon : l'axe est clair
: il contient le terme "environnement". Le comité directeur doit se
concentrer sur 3 pôles, puis répartir les acteurs concernés en sous-groupes. Il
n’est en effet pas possible de faire un réel travail en séance plénière.
- Bernard Templier insiste sur la nécessité d'un organisme fédérateur qui prenne en compte les suggestions, les relaie, et les présente.
- Arnoud de Meyer indique que les pôles qui ont réussi (Sophia Antipolis, Silicon Valley, Tel Aviv) ne sont pas basés que sur un aspect technologique. Ils bénéficient :
a- d'un environnement juridique et législatif favorable : pour la Seine & Marne, celui-ci est convenable
b- d'une grande qualité de vie : le Sud Seine et Marne est handicapé par ses mauvaises conditions de déplacement et une offre culturelle peu attrayante
c- d'un environnement financier (banques, investisseurs) : il n'y a pas de telles compétences dans la région de Fontainebleau
d- de la présence d'écoles (à un niveau inférieur à celui des grandes écoles) nombreuses et réputées,: ce n'est pas le cas de la région, très mal placée en cette matière
e- de la présence d'un marché, induit par une ou des grandes entreprises qui fournissent une partie de ce marché à des plus petites : ce n'est pas le cas en sud S&M, mais l'INSEAD pourrait éclairer sur ce sujet.
Si les compétences techniques de la région ne sont pas à sous-estimer, il reste qu'imposer un axe ne se fait pas d'en haut. L'idée de rassembler les PME est bonne.
[Denis Oulés répond que la région peut/doit s'occuper de la mobilité, ainsi que des structures à compléter, notamment pour l’enseignement et la formation, et que concernant l'accès au financement, il y a des structures nouvelles en S&M (Club Invest 77 finance une start-up créée par deux diplômés récents de l’INSEAD) et que les banques et les investisseurs sont à Paris, tout près, comme peut en témoigner Oxand...]
Fin des échanges
Bernard Courtin retient que les avis exprimés
confortent la proposition de constituer une plateforme pour recueillir des
suggestions et préparer des initiatives réalistes permettant de préciser l’axe
recherché, et d’exprimer les attentes des PME innovantes en les connectant avec
le potentiel des grandes entreprises et des centres de recherche (voir schéma
joint en annexe 7).
Il devient nécessaire de donner une existence juridique, à priori sous
forme associative, à cette plateforme rassemblant les contributeurs
d’aujourd’hui, et d’autres responsables économiques nécessairement impliqués
par la démarche : on peut donc prévoir un nouveau rendez-vous « Vulaines 3 » vers fin octobre.
Denis Oulés remercie tous les participants pour leurs apports, appuis et encouragements : il rappelle que la spécialisation des territoires sur un axe économique n’est pas nouvelle, puisque le très célèbre livre « Le tour de France par deux enfants », édité en 1877 et tiré en 7500000 exemplaires jusqu’en 1914 pour éduquer les élèves de classes primaires, décrivait la marque de chaque région ; celle du Creusot par exemple était la sidérurgie, avec des équipements uniques en Europe.
Il s’agit donc bien d’initier pour le Sud Seine et Marne une culture d’ingénierie de projets communs qui valorisent ses ressources naturelles et humaines, en ayant à l’esprit la remarque du philosophe antique Sénèque : « il n’y a pas de vent favorable pour ceux qui ne savent où ils vont ».
Rendez vous est donc pris pour le troisième trimestre 2005.
Annexe 1
T0 Vulaines 1 11/05 Vulaines 2 29/06 S Interpeller D.O. CIC Pôle sud 77 Exposer Recenser Contribuer Restituer 1ères orientations Gravitation Ressources Variétés Dynamique d’ensemble Initiative - animation
de la démarche - 1ers cadrages S LES ETAPES DE LA
DEMARCHE « POLE SUD 77 (Vulaines 1-Vulaines 2) Doc. 1 Doc. 3 Doc. 2 Intervenants EMCP INSEAD Elus Formaliser Fonder Différencier Converger Institutionnels Réseau PME Personnalités ressources Chercheurs Experts Grands Groupes Autres pôles … …….. Approfondir Initiateurs Auditeurs P H A S A G E
Annexe 2
|
Réponse |
Finalités |
Champs d'application |
Moyens |
||
|
N° |
Durabilité Economie Préservation |
ressources naturelles |
qualité de vie |
patrimoine culturel |
technologies procédés matériaux |
|
1 |
x |
x |
|
|
|
|
2 |
x |
x |
|
|
x (verre) |
|
3 |
x |
|
|
|
|
|
4 |
x |
x |
x |
x |
|
|
5 |
x |
|
x |
|
|
|
6 |
x |
x |
x |
|
|
|
7 |
x |
x |
|
|
x (réseaux) x (verre) |
|
8 |
x |
x |
x |
|
|
|
9 |
x |
|
|
|
|
|
10 |
x |
x |
|
|
|
|
11 |
x |
x |
|
|
x (matériaux pour l'énergie) |
|
12 |
|
|
|
|
x (plasma froid) |
|
13 |
|
|
|
|
x (tous matériaux) |
|
14 |
x |
|
|
|
|
|
15 |
|
|
|
|
x (matériaux hte perf, bio) x (énergie de puissance) |
|
16 |
x |
x |
|
x |
|
|
17 |
x |
|
|
|
|
|
18 |
x |
|
|
|
x (modélisation) |
|
19 |
x |
x |
|
x |
x (tous matériaux) |
|
20 |
x |
|
|
|
x (pollution vieillissement) |
|
21 |
x |
|
|
|
x (matériaux pour l'énergie) |
|
22 |
x |
|
|
x |
|
|
23 |
x |
x |
x |
|
x (tous matériaux) |
|
24 |
x |
|
|
|
|
|
25 |
x |
x |
|
|
x (verre,) x nanobiotech) |
|
26 |
x |
x |
|
|
|
|
∑ |
23 |
13 |
5 |
4 |
15 |
Annexe 3
1.
Matériaux et procédés économiseurs d'énergie et d'eau (dans l'espace domestique
et public)
2.
Matériaux et procédés minimisant les nuisances et les pollutions (dans l'espace
domestique et public)
3. Etude des
mécanismes de vieillissement et de dégradation des matériaux, et de leurs
conséquences sur l'environnement
4. Eco-conception et éco-efficacité
des produits, des technologies et des bâtiments
5. Exploitation des
ressources naturelles et agricoles locales : recherche et production de bio-matériaux (de source végétale ou animale) et de bio-carburants
6. Modélisation technique et économique, élaboration de
normes et de certifications, appliquées à la préservation des ressources
naturelles
7. Applications des
techniques de plasma froid
8. Techniques
innovantes appliquées à la conservation et à la restauration du patrimoine
culturel
Annexe 4
A - Technologie : le projet est défini en prenant appui sur une technologie-clé
bien identifiée dont la maîtrise permettra à la région de tenir son rang dans
la compétition mondiale future.
B - Lisibilité : le
projet est défini par ses objectifs finaux (ou fonctionnalités) compréhensibles
par un grand nombre d’acteurs.
C - Interconnexion :
le projet est défini par un grand panorama d’applications fédérant beaucoup
d’acteurs industriels de la région.
D - Recherche publique : le projet se nourrit de travaux de recherche publique
réalisés sur le territoire, en relation avec d’autres centres de recherche
extérieurs.
E - Enseignement :
le projet associe des établissements d’enseignement présents sur le territoire.
F - R&D privée :
le projet prend appui sur des travaux d’un industriel du territoire et peut les
conforter.
G - Grande entreprise : le projet conforte la place d’une grande entreprise dans
la compétition mondiale, qui en retour, draine un écosystème de PME
sous-traitantes.
H - Académie : le projet conforte la place d’une entité académique
dont la recherche est réputée (figure de proue)
I - Innovation :
le projet est porteur d’applications nouvelles pour une grande variété de
marchés.
J - PME innovantes : le projet fortifie
des PME existantes, pour les produits de leurs marchés.
K - Valorisation des acquis du passé : le projet valorise les ressources naturelles et le
savoir-faire des travailleurs du territoire.
L - Respect de l’environnement naturel : le projet est respectueux du cadre géologique local
et du massif forestier de la région de Fontainebleau.
M - Patrimoine culturel : le projet est respectueux des réalisations culturelles de
la région.
N - Convergence :
le projet génère une convergence des activités publiques et privées.
Annexe 5
Annexe 6
Contribution de Raphaël Cella
L’analyse des contributions reçues (ainsi que celles que je vais rajouter) montre selon moi un thème fort autour de l’environnement avec des domaines d’applications tels que :
A] L’amélioration de la qualité de l’air au travers :
B] La réduction des nuisances sonores en particulier des moteurs d’avions à l’aide de contrôles actifs permettant d’annihiler le bruit du moteur par un antibruit. Cela repose sur le développement d’outils de simulation puissants ainsi que sur la maîtrise de nouveaux matériaux ayant de bonnes propriétés d’absorption acoustique. Cela pourrait avoir des applications intéressantes dans le domaine ferroviaire ainsi que pour le trafic routier. Des laboratoires performants travaillent déjà au développement de solutions efficaces.
C] L’énergie, au travers :
D] La préservation d’une ressource naturelle mais indispensable à la vie telle que l’eau au travers :
E] L’éco-conception dans les bâtiments et les maisons individuelles au travers :
F] L’exploitation des ressources agricoles locales pour la production de bio-carburants mais surtout de bio-diesels grâce au développement de nouveaux produits tels que la cellulose comme matière première énergétique couplée à de nouvelles technologies de fermentation. L’avantage des bio-carburants est d’avoir un bilan nul en terme d’effet de serre permettant ainsi de ne pas dégrader notre environnement.
Un cluster d’excellence sur le thème suivant semble se dégager :
Car il existe une compétence historique dans le domaine des matériaux tels que le verre et les polymères (Corning, Avon) ainsi que dans le domaine des procédés (EDF, Renardières, traitement d’effluent par exemple pour le contexte environnemental, domotique) et des besoins (SNECMA : amélioration de la combustion, nouveaux carburants moins polluants, diminution de la consommation). Malheureusement, si on se réfère à la grille d’exigences, il manque dans notre région une recherche académique composante indispensable et figure de proue dans le domaine des matériaux pour fédérer les acteurs présents et développer de nouveaux projets pour alimenter un tissus de PME, PMI à construire. Notre région dispose de grands groupes mais pas de laboratoires de R&D publiques dans le domaine des matériaux pour l’environnement (à ma connaissance et au vue des présentations du 11 mai). La mise en place d’une telle structure permettrait d’explorer de nouvelles idées pouvant conduire à la création d’un tissu économique dynamique par la création de start-up, de PME et de PMI. En outre, il ne faut pas oublier qu’un pôle de haute technologie avec des compétences reconnues sur le plan international peut devenir suffisamment attractif pour attirer de grands groupes internationaux (cf Grenoble et la microélectronique) et bénéficier ainsi d’un financement supplémentaire. Il faut prendre conscience aujourd’hui que le secteur des matériaux conduit à un foisonnement d’applications tout à fait remarquable. Pour s’en convaincre, il suffit de traverser l’Atlantique et de noter les investissements colossaux dans ce domaine, investissements à la fois privés et publics.
Voici quelques exemples de développement de nouveaux matériaux et de
leur application:
IBM mise sur les nanotubes de carbone pour
l’électronique de demain.
Subvention fédérales de plusieurs millions de $ pour développer de nouveaux
câbles électriques à base de nanotubes de carbone,
très bon conducteurs électriques pour transporter 10 fois plus d’électricité
que ceux traditionnellement en cuivre ou aluminium.
Mise au point d’un plastique (polymère) déformable avec la lumière et capable
de retrouver sa forme d’origine.
Annexe 7